Janvier 2017 - DRAPO-AVEVY adresse ses meilleurs voeux et fait le point PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 16 Janvier 2017 11:57

Message de l' association DRAPO-AVEVY 

Depuis l'annonce des travaux d'agrandissement de la plate-forme aéroportuaire de Paris-Orly, nous ne cessons de répéter que Paris-Aéroport (ADP) allait sous une forme ou sous une autre tenter de faire sauter la régulation d'Orly pour rentabiliser son investissement global (1,6 Md €).

ADP, et l'Etat via la DGAC, n'ont d'abord cessé de répondre que la régulation (restrictions du couvre-feu et plafonnement) ne serait pas remise en cause.

Depuis six mois, les déclarations se multiplient pour dire en substance qu'il va désormais être nécessaire de réfléchir à cette remise en cause et ces derniers jours, certains hauts dirigeants d'ADP se sont clairement exprimé pour prôner et accélérer cette remise en cause (publications par de multiples medias).

Avant même la livraison du bâtiment dit "de jonction" (dont la jonction ne représente que 10.000 m² sur 80.000 m²) donc d'une troisième aérogare, le trafic passagers est monté à plus de 30 millions par an, le nombre de mouvements passe à 235.000, et la proportion de gros-porteurs a beaucoup trop augmenté, ce, pour la seule année 2016.

Beaucoup de compagnies basées demandent plus de créneaux ; la possibilité d'accueillir encore plus de passagers sera effective à la fin de ces travaux en 2019 pour lesquels, d'ailleurs, les recours contentieux initiés par diverses associations n'ont toujours pas été examinés par le Tribunal de Versailles !

Avec les travaux de piste commencés pendant les mois d'été 2016 (moitié de la piste n° 4), ADP a surtout démontré être incapable de respecter les engagements pris auprès des collectivités. Pour les populations survolées, le sentiment très souvent exprimé est : "la nuisance au-dessus de nos têtes augmente, la pollution qui en résulte devient insupportable, ADP en exécutant des travaux cherche à nous habituer à de nouveaux survols concernant des zones jusqu'à maintenant un peu épargnées".

Beaucoup d'élus partagent nos craintes et sont de plus en plus sollicités par leurs administrés, très inquiets, et pour lesquels la non prise en compte des nuisances aériennes pendant la période de pollution "inégalée" de fin 2016 est un signe de plus démontrant le peu de considération à leur égard.

Il est maintenant impératif que du plus haut niveau de l'État aux acteurs du secteur aérien, tous comprennent bien qu'une Commission de plus visant à redire ce que sera le ciel francilien, et donc des grandes décisions à prendre sous 10 ans, devient strictement inutile (voir Commission "stratégique" sur l'avenir de Paris-Orly, dite Préfet VIAU de 2011 ...). Le trafic aérien augmentera inéluctablement et plus rapidement que prévu par la DGAC, des décisions lourdes doivent être prises, enfin.

Parlons clair : parmi le 1,5 million de survolés à moins de 3.000 m d'altitude, nous avons certaines indications qui montrent que l'exaspération actuelle risque de faire basculer d'aucuns dans des actions moins pacifiques. Le ras-le-bol se généralise et s'amplifie avec les provocations répétées du lobby aérien.

Les progrès techniques réalisés par les avionneurs et les motoristes doivent bénéficier aux riverains et non aux compagnies aériennes et à l'aéroport pour empoisonner davantage encore une population déjà meurtrie, cet aéroport se trouvant en pleine ville, "dans Paris intra-muros" comme se complait à le déclarer son directeur.

Nous le répétons haut et fort à l'État et aux acteurs du secteur aérien : la remise en cause de la régulation de Paris-Orly ne sera jamais à l'ordre du jour.

 
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